les ciné-concerts sont nés avec le cinéma muet. dans le cas de celui que nous donnons avec l’homme qui rétrécit, nous transgressons la loi du genre, mais à peine puisque
la seconde moitié du film est quasiment sans dialogues et que la voix off apparaît en sous-titres.
l’homme qui rétrécit est déjà un film musical par sa structure même. ce qui arrive au personnage ressemble à un motif mélodique se pervertissant par paliers jusqu’à l’accord final et sa résolution infinie.
beaucoup d’entre nous ont vu ce film enfants, et là aussi il y a une résonance qui devient vite une dissonance entre la nostalgie de notre petitesse perdue et celle, pour le héros,
de sa taille adulte. dans les deux cas,
c’est dramatique.
jean-philippe chalte & christophe rudel électroniques
vincent robert contrebasse
philippe poirier guitare et samples